Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 14:43

Voici la cause de mon silence de la semaine dernière. J’ai profité d’un petit voyage d’affaires d’Otilia à Auckland pour me mettre dans ses bagages et tenter de profiter de ce que l’île du nord a à m’offrir. Je dis bien « tenté », parce que je n’y suis parvenu qu’au tiers, les deux premiers jours pour être précis. Les 4 derniers je les ai passés au lit avec une bonne grippe comme on en attrape une tous les 10 ans. Donc du coup ma découverte de l’île fut plus que limitée. Voici tout de même mes impressions à la rencontre de ce pays et celles rêvées depuis ma chambre d’hôtel.

 

Première précisions, les néo-zélandais sont surnommés en anglais les "Kiwis". Ca n'a rien à voir avec le fruit comme on pourrait le penser grâce aux fameux kiwis de Nouvelle Zélande, mais plutôt avec l'animal emblème du pays qui s'appelle le kiwi. Il s'agit d'un petit oiseau nocturne, avec pleins de petites plumes fines qui n'a pas d'ailes visibles mais un long bec. Ca lui donne un look étrange mais tellement attachant à tel point que toutes les peluches dans les magasins de souvenirs sont à son effigie. Sachez qu'apparemment certaines personnes font même des manteaux avec des plumes de kiwis.

 

 

 

 

Soyons cash. Auckland est une ville, je dis bien une ville sans grand intérêt. La traverser à pied n’a que peu d’intérêt. Il y a peu de bâtiments remarquables à part la Skytower, sorte de tour de télévision de 328 m de haut (surlaquelle je reviendrai plus tard), pas vraiment de vie ou de quartier avec une vie particulière. Par contre son environnement est plutôt remarquable. Auckland étant positionnée sur une sorte de rétrécissement de la queue de l’île du nord (allez voir une carte pour vous rendre compte), elle est positionnée idéalement entre la mer de Tasmanie qui borde la Nouvelle Zélande à l’ouest et l’Océan Pacifique à l’est. De plus comme pas mal de villes néo-zélandaises, elle a la particularité d’être construite sur ou autour d’anciens volcans qui ne sont plus en activité. Ceci fait que la vue depuis la Skytower est plutôt impressionnante. Le climat, plutôt très humide, permet à la nature de se développer dans les multiples parcs de la ville avec une préférence pour l’un des emblèmes nationaux, la fougère. Ca rend le tout très tropical, surtout sous la pluie. Si vous rajoutez à ça le quartier de Parnell soit disant connu pour ses petites boutiques et ses restos (les uns étant fermés et les autres non encore ouverts à 17h), le port en grande partie industriel en plein milieu de la ville et en petite partie de plaisance (tout du moins dans le centre) et le temps très instable en ces journées d’hiver, vous aurez un tableau à peu près complet de ce que j’ai pu découvrir à Auckland.

 

Revenons à cette fameuse Skytower, emblème d’Auckland. Ce bâtiment est vraiment récent, sa construction fut achevée en 1997. Comme dit précédemment il mesure 328m soit 2m de plus que la tour Eiffel et ce qui en fait le bâtiment le plus haut de tout l’hémisphère sud. Quelle fierté pour les Néo-Zélandais ! Cette tour n’a qu’un seul but, le tourisme. Son contenu se résume à 4 ascenseurs panoramiques, 2 restaurants, 1 bar, 2 étages d’observatoire, une plateforme de skyjump et une plateforme de skywalk. Ces deux dernières activités représentent vraiment un des axes majeur de développement du tourisme en Nouvelle Zélande : le sport extrême. Petite description, la première activité vous permet de sauter de 192m de haut attaché dans le dos à un filin qui vous fait descendre à 60km/h et la deuxième  permet à tout-un-chacun de marcher sur une plateforme circulaire de 1m de large tout autour de la tour, toujours à 192m et bien sûr toujours suspendu par un harnais de sécurité qui vous permet de vous pencher dangereusement dans le vide. Si vous ne saviez pas quoi faire pour vaincre votre vertige, je vous conseille l’un de ces deux remèdes. La vue est vraiment impressionnante de là haut et permet vraiment de se rendre compte du terrain volcanique sur lequel est bâti Auckland. Petit conseil si un jour vous allez à Auckland, profitez de votre passage à la skytower pour y manger, ça ne coûte quasiment pas plus cher que de simplement monter pour la vue.

 

Histoire de découvrir les fameux paysages de Nouvelle-Zélande nous avons fait une petite escapade du côté de l’île de Waiheke qui se trouve à 40 min du port d’Auckland. Sa visite vaut vraiment le coup tellement vous serez charmés par ses multiples plages de sable ou de galets, ses producteurs de vins, ses petites forêts luxuriantes et ses collines verdoyantes parsemées de mouton qui pour une fois ne sont, mais alors pas du tout, en troupeau.

Nous avons navigué en voiture de location entre tous les temps possibles ce qui nous a permis d’apprécier le printemps, l’automne et l’hiver en une seule journée. Je n’irai pas jusqu’à l’été car la température n’était pas vraiment de la partie. Ce fut aussi ma première occasion de conduire à gauche depuis mon arrivée. Et bizarrement, ça me paraît presque normal. Dans la rue quand je traverse, je prends le bon réflexe de regarder à droite avant la gauche. Comme quoi on se fait à tout. Par contre il faut encore que je m’entraîne avec les clignotants. J’ai toujours la fâcheuse tendance à lancer les essuie-glaces en mode tempête au lieu d’indiquer ma volonté de bifurquer. Et j’ai beau me concentrer, à la fin de la journée ça n’était toujours pas rentré.

 

Petit point rapide sur les relations entre les néo-zélandais et les australiens. Même s’ils ont beaucoup de respect pour l’un l’autre, ils y’a quelques rivalités ambiantes qui restent palpables. La première flagrante et actuelle concerne le Rugby. Tous les ans ces deux nations de rugby s’affrontent au sein du tournoi Tri-nation avec l’Afrique du Sud. Ce tournoi prestigieux aux yeux des Européens l’est bien moins aux yeux des australiens et des néo-zélandais que la Bledisloe Cup, sorte de « sur-tournoi » entre les 2 pays. Cette coupe est remise en jeu tous les ans sur le total des matchs joués l’un contre l’autre hors coupe du monde. Le gagnant est celui qui remporte le plus de match ou bien le gagnant de l’année précédente en cas de match nul. La Nouvelle Zélande la détient depuis 6 ans et cette année 4 match auront lieu entre les 2 équipes, 3 pour le tri-nation et un pour une sorte de finale de la Bledisloe cup organisé à Hong Kong. Si vous me suivez toujours, vous remarquerez donc que l’Australie doit gagner 3 matchs cette année pour ramener la coupe. Le premier match a eu lieu samedi à Sydney et l’Australie a remporté plutôt confortablement 34 -19. Les Australiens sont donc à fond en ce moment. Je vous tiendrai au courant de l’évolution du score.

 

Autre petit exemple rencontré en NZ concernant la compétition commerciale cette fois-ci : une publicité géante sorte de propagande pour les banques néo-zélandaise. Cette pub dénonçait via un compteur les millions de dollars néo-zélandais exportés par les banques australiennes majoritairement implantées en NZ.

Le plus étonnant étant encore les photos choisit pour illustrer ce propos. De jeunes kiwis côté à côté, regards tournés vers l’avenir dans la même direction, vers la gauche, tout comme aux meilleures heures de la propagande communiste chinoise. Plutôt étonnant avec un œil neuf d’européen. Un jour je chercherai des explications à tout ça, mais quelque chose me dit qu’il y a un complexe d’infériorité / supériorité dans l’histoire et une comparaison évidente due à l’éloignement géographique des deux îles par rapport au reste du monde et donc de leur proximité géographique entre elles.

 

Pour le reste du séjour, sachez que dans mon lit je n’ai cessé de lire et relire les brochures sur la visite de Roturoa et ses multiples sources d’eau chaude soufrée et spas naturels, les musées sur la culture Maoris, les caves de Waitomo avec ses fameux verres luminescents, la descente de colline en Zorb, sorte de bulle en plastique dans laquelle on vient mettre jusqu’à 3 adultes et qu’on fait dévaler le long d’une longue pente. Et comme si vous n’aviez pas l’impression d’être dans une machine à laver, on vous propose de rajouter de l’eau dedans. Bref il me reste tant à découvrir de cette île encore. Pas sûr que je m’égare dans les rues d’Auckland à nouveau mais l’île du nord sera certainement dans ma « must travel list » avant de quitter l’hémisphère sud.

Par François Evellin - Publié dans : Voyages Australie 2008
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 03:33

En tant que bon reporter particulier, je suis allé enquêter sur l’évènement majeur à Sydney depuis les jeux olympiques de 2000, les Journées mondiales de la jeunesse ou World Youth Day en anglais. Déjà un petit chiffre pour vous mettre dans le bain. Ce dimanche 500 000 personnes sont attendues pour la messe de clôture soit 2 fois plus que le nombre de personnes maximum à Sydney pour les jeux olympiques. Le reste de la semaine, on compte environ 200 000 personnes en moyenne aux évènements. Le coût estimé de cette manifestation pour le contribuable que je ne suis pas encore est de 100 millions de dollars australiens (je vous laisse donc faire la conversion comme des grands maintenant).

Plusieurs évènements ont et vont rythmer cette semaine. Mardi messe d’ouverture, Jeudi apparition publique du pape en bateau et en papamobile, vendredi chemin de croix et dimanche messe de clôture, le tout entrecoupé de concerts, rassemblements de jeunes dans les parcs et autres séances de communion et de partage plus privées.

Ma première impression va vers la relative bonne organisation de la chose. Les transports en commun ne semblent pas trop perturbé (déjà que c’est loin d’être au niveau de la RATP), la circulation au centre ville reste fluide malgré les quelques axes principaux bloqués, les jeunes ont de nombreux points de ralliements et ne semblent pas éparpillés et perdus dans la ville. Disons que si je n’avais pas à mettre les pieds au centre, je ne me serai pas forcément rendu compte du changement.

Une chose assez frappante quand on se balade au milieu de cette foule de pèlerin c’est l’unité qu’ils forment malgré leur diversité (pour ne pas reprendre la devise officielle de l’Europe « L’unité dans la diversité ») Unité parce qu’ils sont tous jeunes voire même très jeunes pour certains, parce qu’ils sont tous là dans la joie et dans la bonne humeur voire en chanson, parce qu’ils portent tous le même sac à dos officiel dans les tons orange / rouge, parce qu’ils viennent dans un même but : le partage. Diversité parce qu’ils viennent de tous les pays du monde et qu’ils le portent haut et fort. C’est assez frappant de remarquer à quel point chaque groupe porte forcément son drapeau et son étendard avec lui.

Plusieurs questions me viennent alors à l’esprit. Est-ce un moyen de reconnaissance pour retrouver ses petits camarades ? Est-ce la seule marque différenciante qui permet d’engager le dialogue ? Pourquoi ne pas continuer à se rassembler autour d’un symbole commun et le porter encore plus fièrement comme la croix, l’effigie du pape Benoit XVI, le drapeau du Vatican ??? Je dois avouer que j’ai quand même vu certains et notamment des hollandais pour ne pas les citer porter en masse des maillots de foot orange avec marqué dans le dos « Benedetto » et comme numéro le 16. Plutôt sympa comme initiative.

Au début je me suis demandé comment les anglais prononçaient le prénom « Benoit ». En fait il ne le prononce pas, ils lui font carrément changer de sexe. Ils l’appellent « Benedict ». Et moi qui croyait que le féminin de Benoit c’était Benoite.

Bref qu’on soit croyant ou non, fidèle ou non, pèlerin ou non cet évènement ne peut laisser indifférent. Moi ça m’a permis entre autre de faire la connaissance de Kevin Rudd le premier ministre Australien lors de la messe d’ouverture que j’ai zieuté au dessus des barrières d’un lotissement voisin. Il semble plutôt bien apprécié des australiens pour le moment (un jour quand j’en saurai assez, je vous ferai un petit cours de politique australienne). Impossible de rater non plus l’arrivée du Pape en bateau dans la baie de Sydney.

 

 

 

J’aiessayé de lui trouver un nom à ce bateau qui pourrait compléter la collection de la papamobile ; un peu comme batman et sa batmobile, son batboat, son batplane, son batsub et son batcycle. Le mieux reste encore le papaboat mais je suis loin d’être convaincu. Si vous avez une proposition, qui plus est si elle est en français n’hésitez pas, moi ça m’a tenu une heure. En fait ce n’était pas du tout un bateau privé et blindé comme la papamobile mais bien le plus gros bateau pour emmener les touristes de la baie de Sydney qui s’appelle le Sydney 2000. J’ai bien vu passer le bateau, par contre impossible de voir le pape. Il était mélangé à des centaines de jeunes de tous les pays, toujours avec leurs drapeaux sur le pont avant. N’empêche que ça a de la gueule comme arrivée surtout avec le bateau pompier qui ouvre le bal en projetant de l’eau, un peu comme le jet d’eau du lac de Genève. Je crois que seule la reine d’Angleterre a eu le droit à la même chose, et encore.

La suite fut une longue attente de près de 3h pour attendre le passage éclair de la papamobile.  Certes j’étais plutôt bien placé pour attendre. Au beau milieu des jardins botaniques, du côté de Miss Macquarie Point précisément soit la plus belle vue de Sydney sur l’opéra et le Harbour Bridge. J’ai eu le droit à un très beau coucher de soleil dont je vous mettrai quelques unes des 50 photos que j’ai prises (Je vais ouvrir un album photo spécial Opéra tellement ça me fascine). Vraiment un instant magique. Le passage de la papamobile le fut un peu moins car très rapide. Mais rien que pour vous, j’ai tendu mon bras et mon appareil photo pour vous prendre une vidéo pleine d’émotions du passage du pape à 3m de moi.

 

 

Remarquez surtout le crétin qui met son bras devant l’objectif au meilleur moment, les hordes de gardes du corps avant et après et le moment fugace où l’on aperçoit  un monsieur qui semble comme agenouillés au pied du souverain pontif dans la boite en verre. Je ne sais pas trop à quoi il sert : un garde du corps rapproché ? Un homme de main ? Un fou du pape (pour le divertir pendant son escapade) ? Encore une fois j’ai beau ne pas éprouver grande chose pour cette personne, je ne regrette pas du tout l’attente. Rien que pour partager la ferveur populaire internationale et pour pouvoir dire que les JMJ de Sydney 2008, « J’y étais, j’ai vu le pape, sa papamobile et son papaboat » Je courre me faire un T-shirt orange / rouge.

 

Par François Evellin - Publié dans : Evènements
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 02:26
Tout d'abord je vous adresse à tous un grand merci pour tous vos commentaires et mails lors de ces premiers jours. Pour un peu je n'aurais pas l'impression d'être si loin de vous. Continuez comme ça, ça ne peut que m'encourager à continuer dans cette voie. J'essaierai lors de mes prochains articles de susciter vos réactions, et donc vos commentaires. C'est tout de même plus agréable d'écrire dans le but d'un dialogue que pour soi-même. N'hésitez pas non plus de votre côté à suggérer des thèmes que vous souhaiteriez voir aborder, des enquêtes de terrain pour lesquelles vous voudriez que je me fasse votre reporter...

Vu l'activité je vous dois déjà quelques réponses les voici en vrac :
Déjà pour tous ceux qui s'inquiètent de comment je me porte (avec certainement plus d'intérêt que le vendeur de meat pie du coin), sachez qu'à part un petit mal de dos/cou qui est en voie de se régler tout va pour le mieux. Les retrouvailles avec Otilia furent très bonnes, l'installation dans ma nouvelle colloc s'est déroulée sans accroc (description et photos à suivre), les rencontres des australiens et français sont très enrichissantes.

Pour ceux qui s'inquiètent de la rigueur de l'hiver australien, sachez que depuis une semaine, nous n'avons eu que 2h de pluie (certes de belles cordes) et que le reste du temps c'est grande ciel bleu avec une température entre 15°C au plus frais jusqu'à 23°C au plus chaud. A 15°C tous les australiens semblaient désemparés par cette vague de fraîcheur. Et a priori le plus dur est passé. Il faut que j'investigue pour voir s'ils ont aussi des proverbes sur le temps comme en France genre : "Qui ne se baigne pas en juillet, ne se baigne pas quand il veut" (particulièrement adapté à la situation australienne...), "Beau temps à la Saint Denis, Hiver pourri" (y'a-t-il un saint Denis en Australie ?), "En Juillet, ni femme ni escargot" (j'adore l'absurdité de celui-là). Si vous en voulez plus allez jeter un coup d'oeil sur ce lien
link

Pour ceux qui s'inquiètent de ma recherche d'emploi sur place, sachez que je préparer mes dossier petits à petits histoire d'être prêt à postuler en fin de semaine prochaine suite à mon retour de Nouvelle Zélande. (Et oui je pars une semaine en Nouvelle Zélande en suivant Otilia qui part en mission là bas, ça serait bête de ne pas en profiter) A priori toutes les personnes à qui j'ai parlé de ma situation m'ont dit qu'il n'y avait pas de souci à se faire vu le marché de l'emploi et la demande pour le genre de poste que je convoite. Ca confirme ce que je pensais. Je vous ferai certainement un article sur le processus de recrutement à l'australienne dans un prochain temps.

Concernant le "How' you doin, mate" sorti à chaque salutation avec un inconnu, je n'ai pas réussi à avoir de réponses toute faite. Mais la politesse semble au moins de répondre "Good thanks" comme je le fais depuis le début. Si la demande est plus insistante et enchaîne sur un autre sujet, c'est de la drague (n'est-ce pas Otilia ?)

Je vous dois aussi un petit retour sur la soirée du 14 juillet que nous avons partagé tout de même avec 2 australiennes. Tout n'était pas forcément dans la tradition même si je portais un magnifique béret, que la musique de bal musette a retenti au moins pendant 2 chansons, qu'un ami français avait cuisiné un magnifique boeuf bourguignon pour 20 personnes et que le fromage et le vin rouge était au rendez-vous. Désolé mesdemoiselles mais votre seule motivation pour danser sur un petit air d'accordéon n'était pas présente (je parle des beaux pompiers du coin bien sûr). Et pour finir il y avait du fromage australien et du fromage français. Je suis désolé, je suis la personne qui ait craqué pour du fromage français en allant faire les courses au Deli's du coin. Comment ne pas résister au beaufort, pont l'évèque et Ossau iraty face au double brie, camembert et bleu australien industriels sans forme, ni couleur, ni goût. Mais je vous promets je ne lâche pas cette quête du bon fromage australien que je trouverai certainement en me baladant du côté des régions viticoles. Je ne sais pas pourquoi, je pense qu'il ne faut pas s'attendre à trouver un petit berger avec ses brebis et son fromage de chèvre maturé pendant 2 ans au fond de sa bergerie. J'espère me faire démentir.

Enfin en ce qui concerne le cours des devises, sachez qu'un AUD est égal à 0,6 EUR. Donc c'est simple vous multiplier par 6 et divisez par 10. J'anticipe pour la Nouvelle Zélande au cas où, un NZD est égal à 0,5 EUR (là je ne vous fais pas de méthode)

Allez aujourd'hui le programme c'est lettres de motivation et ensuite course de papamobile sur terre et mer. Regardez les infos, ça doit valoir le coup. Promis demain ce sera un article sur les JMJ, y'a pas mal de choses à raconter.
Par François Evellin - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /Juil /2008 01:20
Premier Week-end...Premiers contacts avec la communauté française présente à Sydney. De manière générale, il y a peu d'endroit dans Sydney où l'on n'entendent pas qq bribes de français, où le ne croise pas des "Boulangerie", "Patisserie" et autre "French basket delivery" (livreur de paniers repas à la française).
Je ne sais pas pour vous mais pour moi c'est toujours un peu frustrant de me retrouver à l'étranger avec des français. Pas du tout que j'ai honte d'être français ou de mes compatriotes, au contraire je suis plutôt chauvin, mais plutôt le sentiment de ne jamais pouvoir déconnecter complètement de notre culture d'origine. Encore une fois je ne la fuis pas mais dans un premier temps j'aspire plus à découvrir la culture du pays dans lequel j'ai décidé de vivre. D'une certaine manière, le principe de la communauté fonctionne à merveille. Loin de ses racines, les rassemblements des peuples se font toujours en fonction des choses qu'ils partagent en commun (des valeurs, des us et coutumes, des sujets de conversations, de la langue). Ca possède un côté rassurant. Mais il serait dommage de paser à côté de ces personnes que j'ai rencontrées, toutes plus intéressantes les unes que les autres, ayant plein d'expériences à partager et très sympathiques.

C'est donc pour cela que ce soir nous allons tout naturellement nous rassembler pour fêter le 14 juillet, 'Bastille's day' comme c'est traduit en anglais, autour d'une petite soirée vin et fromage. Je vous promets même si le concept paraît très français, les australiens ont aussi une petite culture du fromage et une plus grosse culture du vin. Donc pas question d'acheter du fromage et du vin qui seraient importés et devraient donc subir les stricts contrôles et régulations des douanes australiennes. Donc nous français, nous nous retrouvons ensemble autour d'une fête commune, avec des moeurs commun pour découvrir les bons produits régionaux de notre terre d'accueil. Ca semble un bon compromis pour le moment en attendant d'aller passer un WE à la rencontre des petits producteurs de la Hunter Valley.

Vous apprendrez rapidement que j'adore les chiffres donc voici qq chiffres sur le fromage australien en comparaison avec les chiffres français. Les australiens produisent 100 types de fromage, les français 400. La consommation de fromage par tête est de 12kg dont plus de la moitié en cheddar et dérivés du cheddar, les français en consomment 24 kg par an principalement de l'emmental et du camembert et sont les deuxièmes consommateurs au monde. Sachez juste que le premier est la Grèce avec 27kg dont les 3/4 étant de la fêta. Enfin pour terminer la série des chiffres, la France produit 1800 milliers de tonnes de fromage par an, l'Australie 370. Ils sont respectivement les 3e et 9e producteurs mondiaux. Je vous laisse chercher les 2 premiers.
Pour une meilleure comparaison de ces chiffres et de tous les prochains chiffres que je vous donnerai sachez que la population de l'Australie est actuellement de 20 millions d'habitants comparés aux 64 millions de français.
Plus d'infos qualitatives après ma dégustation de ce soir.

Après tout ça je me ferai bien une petite rigotte de Pélussin...
Par François Evellin - Publié dans : Culture
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 03:11
Voilà 2 jours que je roule ma bosse dans Sydney et même si l'Australie m'est déjà familière, voici quelques points qui aident au dépaysement instatané :
- Même en plein hiver, plus de la moitié des arbres sont verts et fleuris
- Les pigeons partagent leur espace vitale avec les ibis, les chauves-souris et les mouettes
- De la fenêtre du salon je vois l'eau, les mâts de voiliers, les bateaux qui passent...
- L'isolation et le chauffage sont a priori bannis du vocabulaire de l'architecte. Et l'écologie est une des grandes priorités du gouvernement.
- L'accès internet haut débit est à 512kbps et tous les forfaits sont limités en téléchargement. Le mien est à 5Go pour le moment...
- Le marketing mix ne joue ici que sur le prix. "Buy one get one free", "50% off", "10 $ steack of 300 grs"... Autre petit exemple ma carte prépayé de téléphone portable me coûte 30 AUD pour un mois. Sauf que pour 30 AUD investis, j'ai en fait le droit à 130 AUD de crédit ?!!!?. En ce moment il y a une promotion qui offre en plus 20 AUD de crédit. Et suite à ma première utilisation j'ai encore eu le droit à 10 AUD. En résumé, comment faire croire au client que 30 AUD  = 160 AUD. Vive Excel pour calculer le vrai coût d'un SMS.
- Il ne se passe pas 5 min sans qu'on croise une personne en train de courrir, de lancer une balle, de s'étirer. L'Australie, le pays où le sport est roi. J'essaierai donc de devenir son prince.
- Quand on s'adresse au gens dans la rue, dans les magasins, au resto ils te demandent toujours si tu vas bien. Pour l'instant je réponds toujours oui (pour ceux qui s'inquièteraient, je vais effectivement très bien, merci). Il faut que j'investigue pour savoir s'il faut répondre, poser la question en retour ou juste enchainer.

Voilà donc mes premières impressions. D'autres arriveront très prochainement.
Par François Evellin - Publié dans : Général
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 02:34
Bonjour à tous.
Si vous êtes sur ce blog c'est que quelque part vous souhaitez vous évader avec moi à l'autre bout du monde. Je vais donc tenter ici de vous narrer régulièrement mes expériences australiennes en environnantes. Le propos n'est pas forcément de vous raconter ma vie dans le détail mais plutôt de vous faire découvrir les choses que je découvre, qui m'interpellent, les bons et les mauvais côté de la vie australienne, les anecdotes... Je tenterai d'écrire le plus régulièrement possible.
N'hésitez pas à vous rajouter le flux RSS du blog ou à vous inscrire à la newsletter afin de pouvoir consulter en un clin d'oeil si de nouveaux articles ont été postés.
N'oubliez pas qu'un blog se doit d'être vivant par vos commentaires et les réponses que je pourrais y apporter.
Enfin sachez plus que jamais que j'attends aussi des nouvelles de vous tous. Je n'attends pas un blog de chacun d'entre vous mais un petit mail de temps en temps me fera le plus grand bien.

A très bientôt donc

François
Par François Evellin - Publié dans : Général
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