Voici la cause de mon silence de la semaine dernière. J’ai profité d’un petit voyage d’affaires d’Otilia à Auckland pour me mettre dans ses bagages et tenter de profiter de ce que l’île du nord a à m’offrir. Je dis bien « tenté », parce que je n’y suis parvenu qu’au tiers, les deux premiers jours pour être précis. Les 4 derniers je les ai passés au lit avec une bonne grippe comme on en attrape une tous les 10 ans. Donc du coup ma découverte de l’île fut plus que limitée. Voici tout de même mes impressions à la rencontre de ce pays et celles rêvées depuis ma chambre d’hôtel.
Première précisions, les néo-zélandais sont surnommés en anglais les "Kiwis". Ca n'a rien à voir avec le fruit comme on pourrait le penser grâce aux fameux kiwis de Nouvelle Zélande, mais plutôt avec l'animal emblème du pays qui s'appelle le kiwi. Il s'agit d'un petit oiseau nocturne, avec pleins de petites plumes fines qui n'a pas d'ailes visibles mais un long bec. Ca lui donne un look étrange mais tellement attachant à tel point que toutes les peluches dans les magasins de souvenirs sont à son effigie. Sachez qu'apparemment certaines personnes font même des manteaux avec des plumes de kiwis.
Soyons cash. Auckland est une ville, je dis bien une ville sans grand intérêt. La traverser à pied n’a que peu d’intérêt. Il y a peu de bâtiments remarquables à part la Skytower, sorte de tour de télévision de 328 m de haut (surlaquelle je reviendrai plus tard), pas vraiment de vie ou de quartier avec une vie particulière. Par contre son environnement est plutôt remarquable. Auckland étant positionnée sur une sorte de rétrécissement de la queue de l’île du nord (allez voir une carte pour vous rendre compte), elle est positionnée idéalement entre la mer de Tasmanie qui borde la Nouvelle Zélande à l’ouest et l’Océan Pacifique à l’est. De plus comme pas mal de villes néo-zélandaises, elle a la particularité d’être construite sur ou autour d’anciens volcans qui ne sont plus en activité. Ceci fait que la vue depuis la Skytower est plutôt impressionnante. Le climat, plutôt très humide, permet à la nature de se développer dans les multiples parcs de la ville avec une préférence pour l’un des emblèmes nationaux, la fougère. Ca rend le tout très tropical, surtout sous la pluie. Si vous rajoutez à ça le quartier de Parnell soit disant connu pour ses petites boutiques et ses restos (les uns étant fermés et les autres non encore ouverts à 17h), le port en grande partie industriel en plein milieu de la ville et en petite partie de plaisance (tout du moins dans le centre) et le temps très instable en ces journées d’hiver, vous aurez un tableau à peu près complet de ce que j’ai pu découvrir à Auckland.
Revenons à cette fameuse Skytower, emblème d’Auckland. Ce bâtiment
est vraiment récent, sa construction fut achevée en 1997. Comme dit précédemment il mesure 328m soit 2m de plus que la tour Eiffel et ce qui en fait le bâtiment le plus haut de tout l’hémisphère
sud. Quelle fierté pour les Néo-Zélandais ! Cette tour n’a qu’un seul but, le tourisme. Son contenu se résume à 4 ascenseurs panoramiques, 2 restaurants, 1 bar, 2 étages d’observatoire, une
plateforme de skyjump et une plateforme de skywalk. Ces deux dernières activités représentent vraiment un des axes majeur de développement du tourisme en Nouvelle Zélande : le sport extrême.
Petite description, la première activité vous permet de sauter de 192m de haut attaché dans le dos à un filin qui vous fait descendre à 60km/h et la deuxième permet à
tout-un-chacun de marcher sur une plateforme circulaire de 1m de large tout autour de la tour, toujours à 192m et bien sûr toujours suspendu par un harnais de sécurité qui vous permet de vous
pencher dangereusement dans le vide. Si vous ne saviez pas quoi faire pour vaincre votre vertige, je vous conseille l’un de ces deux remèdes. La vue est vraiment impressionnante de là haut et
permet vraiment de se rendre compte du terrain volcanique sur lequel est bâti Auckland. Petit conseil si un jour vous allez à Auckland, profitez de votre passage à la skytower pour y manger, ça
ne coûte quasiment pas plus cher que de simplement monter pour la vue.
Histoire de découvrir les fameux paysages de Nouvelle-Zélande nous avons fait une petite escapade du côté de l’île de Waiheke qui se trouve à 40 min du port d’Auckland. Sa visite vaut vraiment le coup tellement vous serez charmés par ses multiples plages de sable ou de galets, ses producteurs de vins, ses petites forêts luxuriantes et ses collines verdoyantes parsemées de mouton qui pour une fois ne sont, mais alors pas du tout, en troupeau.
Nous avons navigué en voiture de location entre tous les temps
possibles ce qui nous a permis d’apprécier le printemps, l’automne et l’hiver en une seule journée. Je n’irai pas jusqu’à l’été car la température n’était pas vraiment de la partie. Ce fut aussi
ma première occasion de conduire à gauche depuis mon arrivée. Et bizarrement, ça me paraît presque normal. Dans la rue quand je traverse, je prends le bon réflexe de regarder à droite avant la
gauche. Comme quoi on se fait à tout. Par contre il faut encore que je m’entraîne avec les clignotants. J’ai toujours la fâcheuse tendance à lancer les essuie-glaces en mode tempête au lieu
d’indiquer ma volonté de bifurquer. Et j’ai beau me concentrer, à la fin de la journée ça n’était toujours pas rentré.
Petit point rapide sur les relations entre les néo-zélandais et les australiens. Même s’ils ont beaucoup de respect pour l’un l’autre, ils y’a quelques rivalités ambiantes qui restent palpables. La première flagrante et actuelle concerne le Rugby. Tous les ans ces deux nations de rugby s’affrontent au sein du tournoi Tri-nation avec l’Afrique du Sud. Ce tournoi prestigieux aux yeux des Européens l’est bien moins aux yeux des australiens et des néo-zélandais que la Bledisloe Cup, sorte de « sur-tournoi » entre les 2 pays. Cette coupe est remise en jeu tous les ans sur le total des matchs joués l’un contre l’autre hors coupe du monde. Le gagnant est celui qui remporte le plus de match ou bien le gagnant de l’année précédente en cas de match nul. La Nouvelle Zélande la détient depuis 6 ans et cette année 4 match auront lieu entre les 2 équipes, 3 pour le tri-nation et un pour une sorte de finale de la Bledisloe cup organisé à Hong Kong. Si vous me suivez toujours, vous remarquerez donc que l’Australie doit gagner 3 matchs cette année pour ramener la coupe. Le premier match a eu lieu samedi à Sydney et l’Australie a remporté plutôt confortablement 34 -19. Les Australiens sont donc à fond en ce moment. Je vous tiendrai au courant de l’évolution du score.
Autre petit exemple rencontré en NZ concernant la compétition commerciale cette fois-ci : une publicité géante sorte de propagande pour les banques néo-zélandaise. Cette pub dénonçait via un compteur les millions de dollars néo-zélandais exportés par les banques australiennes majoritairement implantées en NZ.
Le plus étonnant étant encore les photos choisit pour illustrer ce propos. De jeunes kiwis côté à côté, regards tournés vers l’avenir dans la même direction, vers la gauche, tout comme aux meilleures heures de la propagande communiste chinoise. Plutôt étonnant avec un œil neuf d’européen. Un jour je chercherai des explications à tout ça, mais quelque chose me dit qu’il y a un complexe d’infériorité / supériorité dans l’histoire et une comparaison évidente due à l’éloignement géographique des deux îles par rapport au reste du monde et donc de leur proximité géographique entre elles.
Pour le reste du séjour, sachez que dans mon lit je n’ai cessé de lire et relire les brochures sur la visite de Roturoa et ses multiples sources d’eau chaude soufrée et spas naturels, les musées sur la culture Maoris, les caves de Waitomo avec ses fameux verres luminescents, la descente de colline en Zorb, sorte de bulle en plastique dans laquelle on vient mettre jusqu’à 3 adultes et qu’on fait dévaler le long d’une longue pente. Et comme si vous n’aviez pas l’impression d’être dans une machine à laver, on vous propose de rajouter de l’eau dedans. Bref il me reste tant à découvrir de cette île encore. Pas sûr que je m’égare dans les rues d’Auckland à nouveau mais l’île du nord sera certainement dans ma « must travel list » avant de quitter l’hémisphère sud.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires